FAQ – Géothermie de surface

Les questions que vous vous posez !

Quand on parle de géothermie de surface, de nombreuses questions se posent ! En voici quelques-unes de traitées. Si vous ne trouvez pas votre réponse, vous pouvez la poser à l’aide du formulaire de questions/réponses sur la page FAQ (Formulaire Q/R).

 

Géothermie de surface

La géothermie, du grec « geo » (terre) et « thermos » (chaud) désigne à la fois la science qui étudie les phénomènes thermiques internes de la Terre, l’énergie thermique elle-même et les processus industriels qui visent à exploiter cette chaleur naturelle.

Ici, la géothermie dite de surface correspond à la partie de la géothermie qui se situe dans le proche sous-sol. Elle se réalise à des profondeurs faibles, généralement inférieures à 200 mètres. Elle permet la production de chaud et d’eau chaude sanitaire grâce au fonctionnement de la pompe à chaleur (PAC) qui prélève de l’énergie dans le sous-sol. Elle permet également la production de froid soit par contournement de la PAC soit par utilisation d’une PAC réversible.

La majeure partie des projets de géothermie de surface est qualifiée de GMI (Géothermie de Minime Importance) : il s’agit d’un cadre réglementaire englobant les projets qui se situent entre 10 et 200 mètres de profondeur et échangent une puissance inférieure à 500 kW. Une simple déclaration peut alors être suffisante pour la réalisation des forages. Pour ce faire, les professionnels réalisant les travaux de forage doivent être qualifiés. A ce jour, la seule qualification est Qualiforage, portée par Qualit’ENR.

En savoir plus

La géothermie de surface peut s’adresser à un public multiple. Les secteurs concernés sont aussi bien publics que privés. Ainsi, l’habitat pour le particulier ou le résidentiel collectif, une collectivité territoriale, une entreprise ou le secteur tertiaire au sens large peuvent bénéficier de la production d’énergie par géothermie de surface.

Lire le guide publié en 2017 par l’ADEME sur la géothermie pour le particulier

Lire la brochure réalisée par le BRGM sur les avantages de la géothermie pour les collectivités

En savoir plus sur les pompes à chaleur pour le particulier ou pour le collectif

La réponse est clairement NON. Les solutions géothermiques sont à la fois compatibles avec la construction de bâtiments neufs mais sont également applicables à des rénovations ! Il faudra juste vérifier si les émetteurs de chaleur (radiateurs, plancher chauffant, …) sont cohérents par rapport à la PAC. Il est préconisé d’en profiter pour vérifier que l’isolation du bâtiment est suffisante : d’autant qu’une meilleure isolation permettra de diminuer la température dans les émetteurs de chaleur, rendant l’installation encore plus performante.

Pour voir des exemples de réalisations : Nos actions >> Nos références en régions

Exemple de réalisation dans le neuf : Pavillon neuf à Sennece les Macon

Exemple de réalisation en rénovation : Rénovation d’une ancienne école à Besançon

Les applications de ce type de géothermie sont nombreuses. Concernant des habitations, des bureaux ou des locaux quelconques, il est possible de chauffer, rafraichir et climatiser. Le chauffage se fait par une pompe à chaleur classique. Pour le rafraichissement, il suffit d’ajouter un bypass qui permet le contournement de la PAC et pour la climatisation, il faut que la pompe à chaleur soit réversible. Il est également possible de chauffer une piscine et de déshumidifier l’air ambiant.

Enfin, il est possible de faire de l’eau chaude sanitaire sans installation supplémentaire, soit à l’aide de pompes à chaleur ‘haute température’ ou en utilisant la technique d’eau chaude instantanée avec une pompe à chaleur standard.

La ressource exploitée est la chaleur naturelle de la Terre. Elle est accessible directement dans le sol ou la roche elle-même ainsi que dans les aquifères superficiels, juste sous nos pieds.

La chaleur récupérée dans le sol peut avoir plusieurs origines selon la profondeur de captage. Dans les 10 premiers mètres du sol, la chaleur puisée provient de l’ensoleillement, de l’action du vent et de l’écoulement et infiltration de l’eau de pluie. Dans cette zone, la chaleur dégagée des entrailles de la Terre n’a que très peu d’impact. Ici, ce ne sont que le climat de la zone géographique et les saisons qui influencent les températures.

A partir de 15 mètres de profondeur, la température reste constante toute l’année et dépend de la zone géographique et de l’altitude du lieu (typiquement entre 5°C pour des zones montagneuses et 15°C pour des zones proches du niveau de la mer et relativement chaudes).

Au-delà de ces 15 mètres, c’est la chaleur dégagée par la Terre qui définit l’augmentation de la température avec un gradient dit géothermique relativement constant d’environ 3,3°C/100 mètres. Ainsi, à 200 mètres de profondeur, il y a une température d’environ 16 à 18°C en France métropolitaine.

Comme la chaleur peut être puisée entre 0 et 200 mètres et qu’elle est exploitable soit directement dans le sol/la roche soit dans un aquifère, il existe plusieurs technologies :

 

  • Doublet de forages sur nappe : un premier forage permet le pompage de l’eau d’une nappe superficielle et le second permet la réinjection de cette eau dans le même aquifère afin que le niveau soit conservé. Cette eau dite froide qui est réinjectée doit être espacée d’une certaine distance du forage de production afin de ne pas refroidir la ressource puisée, et ainsi maintenir dans le temps une température constante.

 

  • Sondes géothermiques verticales (SGV) : il est ici nécessaire de réaliser un ou plusieurs forages (ils peuvent se faire soit sous le bâtiment soit en périphérie de celui-ci). Une fois le(s) forage(s) réalisé(s), des sondes remplies de liquide caloporteur sont descendues et cimentées dans le forage. Ce liquide circule en circuit fermé et permet donc un échange thermique dans le sol sans contact entre ce liquide et le sol. Si plusieurs sondes sont nécessaires, on appelle cela un champ de sondes.

 

  • Capteurs horizontaux: Aucun forage n’est nécessaire puisqu’il s’agit de placer des tuyaux remplis de fluides caloporteurs à très faible profondeur (environ 80 centimètres sous la surface), mais dans tous les cas à 20 centimètres sous le point de gelée de la région en question. Il faut prévoir une surface de terrain ‘réservée à la géothermie’ (environ deux fois la surface de l’habitation à chauffer, selon le niveau d’isolation du bâtiment). Il s’agit ici de travaux de terrassement : il n’est donc pas nécessaire de faire appel à un foreur qualifié, et il n’y a ni déclaration ni autorisation à demander au titre du Code Minier.

 

  • Échangeurs compacts / Corbeilles géothermiques: Il s’agit ici de réaliser un trou de quelques mètres de profondeur (typiquement 3 à 4 mètres pour les corbeilles géothermiques), dans lequel est placé un tuyau enroulé permettant une grande surface d’échange avec peu de profondeur. Un forage n’est pas nécessaire, une pelle mécanique étant normalement suffisante. Plusieurs corbeilles sont nécessaires pour subvenir aux besoins thermiques d’une habitation. Dans ce cas également, il n’est pas nécessaire de faire appel à un foreur qualifié et il n’y a ni déclaration ni autorisation à demander au titre du Code Minier.

 

  • Fondations thermoactives: il s’agit d’utiliser les pieux du bâtiment en installant un tube fixé sur le ferraillage de la fondation. De fait, la fondation devient un équipement permettant le transfert de froid et de chaleur. Cette technique permet de réduire l’investissement du captage, les forages des fondations étant déjà prévus. Dans ce cas également, il n’est pas nécessaire de faire appel à un foreur qualifié et il n’y a ni déclaration ni autorisation à demander au titre du Code Minier.

 

Pour en savoir plus :

Les différents types de captage pour le particulier ou pour le collectif

Présentation détaillée : Sonde géothermique verticaleCaptage sur nappeCaptage horizontal

La durée complète pour l’étude d’un projet de géothermie de surface et sa réalisation dépend de quelques paramètres puisqu’il y a plusieurs technologies possibles et que la taille du projet peut varier énormément (un particulier n’a pas les mêmes besoins que le secteur du résidentiel collectif). Ainsi, l’installation de géothermie pour le particulier peut typiquement être réalisée en 1 à 2 semaine(s). Une installation pour un ouvrage avec des besoins plus conséquents nécessitera plutôt 1 à 3 mois de travaux. Il faut bien évidemment compter quelques semaines en amont de ces travaux pour la réalisation des études de faisabilité (thermique et géologique) et pour le dimensionnement.

La première chose à faire avant de se lancer dans un projet de géothermie est de se renseigner au sujet de la géothermie au sens large (sur le site de l’AFPG ou Géothermie perspectives par exemple) afin de découvrir les grandes lignes d’un projet, comment cela fonctionne, à quels coûts, … Ensuite, il y a deux possibilités selon si votre projet est d’une petite envergure (particulier) ou si votre projet est conséquent (collectif, tertiaire, …) :

 

  • Si vous êtes un particulier, étant donné que l’installation est de petite taille, vous pouvez commencer par contacter un installateur de pompe à chaleur (pour voir la liste des professionnels agréés QualiPAC, aller sur le site Qualit’ENR et chercher un professionnel près de chez vous). Vous aurez ainsi les noms de sociétés réalisant des installations de pompes à chaleur, et vous permettant de prétendre aux crédits d’impôt. Nb : Il arrive que des installateurs n’installent que des pompes à chaleur aérothermiques et n’installent pas de systèmes géothermiques. Il faudra alors contacter un autre professionnel à même de faire de la géothermie.
  • Il est aussi possible de commencer par contacter un foreur agréé Qualiforage (site Qualit’ENR également, chercher une entreprise de forage géothermique) qui vous donnera le contact de l’installateur de pompes à chaleur avec lequel il a l’habitude de travailler.
  • Une fois le professionnel choisi, ce dernier viendra étudier votre situation et vous proposera une solution adaptée à vos besoins. Il contactera également de lui-même les professionnels qualifiés avec lesquels il travaille pour la réalisation des forages si nécessaire.

 

  • Si vous êtes prêt à vous lancer dans un projet de plus grande envergure, il faut se rapprocher d’un bureau d’étude en géosciences ou thermique près de chez vous afin qu’il réalise une étude de faisabilité en prenant en compte les besoins des bâtiments et la géologie sur laquelle sont installés ces derniers. Pour cela, la liste des adhérents de l’AFPG se situe dans l’onglet adhérents. Si vous ne trouvez pas de professionnels près de chez vous, vous pouvez vous référer à la liste des correspondants en région qui eux vous orienteront vers des professionnels qualifiés dans ce domaine !
  • Une fois le professionnel choisi, c’est lui qui réalisera les études préliminaires et vous indiquera si une solution géothermique est possible chez vous et dans quelle mesure. L’installation géothermique sera réalisée dans la foulée avec des professionnels qualifiés (la liste des foreurs qualifiés Qualiforage est disponible sur le site Qualit’EnR rubrique Trouver une entreprise RGE). Dans le cas de sondes verticales ou de solution sur nappe, c’est le foreur lui-même qui doit déclarer les forages via le site Géothermie perspectives.

La géothermie est disponible sur plus de 90% du territoire. La cartographie détaillée est disponible sur le site Géothermie Perspectives. Elle est présentée avec un code couleur (Vert, Orange, Rouge). Dans les zones vertes, la GMI (Géothermie de Minime Importance) est applicable. Une simple déclaration au titre du Code Minier est nécessaire. Les zones orange correspondent aux zones où il pourrait exister un éventuel risque géologique. L’avis d’un expert est alors nécessaire pour valider le commencement des travaux (la liste des expert agréés GMI est disponible sur notre site internet ICI). Dans plus de 95% des cas, la zone orange débouche sur un avis favorable permettant l’installation géothermique de se dérouler avec une déclaration auprès du Code minier (comme pour les zones vertes). Enfin, les zones rouges présentent un risque géologique plus important et nécessite le dépôt d’une autorisation au titre du Code Minier. L’installation de géothermie est bien évidement possible mais les délais seront plus longs car la demande d’autorisation doit être traitée.

Consulter la cartographie : Espace cartographique

La présence d’une foreuse lors de la phase de travaux peut nécessiter quelques dizaines de mètres carrés. Elle sera présente pour la durée du ou des forages (quelques jours pour un particulier à quelques semaines dans le cas de la réalisation d’un champ de sondes). En revanche, une fois l’installation finie, il ne restera rien en surface à l’exception d’un regard de visite. Pour une installation sur nappe, le regard doit être situé au-dessus de la surface naturelle si vous êtes en zone inondable, pour limiter les risques de contamination des nappes. Il faut de plus garder un accès aux forages d’eau pour pouvoir les nettoyer dans le cas de colmatage. Pour les installations en boucles fermées (sondes, échangeurs horizontaux, corbeilles, …), les collecteurs sont souvent installés dans un regard enterré. Les autres installations (fondations thermoactives par exemple) n’ont aucun impact en surface puisqu’elles sont situées sous le bâtiment.

Ce tableau est tiré du guide pour le particulier réalisé par l’ADEME et le BRGM en 2017. Il correspond aux coûts moyens pour une maison de 130 m2 occupée par 4 personnes :

 
Géothermie sur capteurs horizontaux
 
 
(0 – 10 mètres de profondeur)
Géothermie sur Sondes Géothermiques Verticales 
 
(10 – 200 mètres de profondeur)
Géothermie sur eau de nappe superficielle 
 
 
(0 – 10 mètres de profondeur)
Captage
3 000 €
9 000 €
4 000 €
PAC
10 000 €
10 000 €
10 000 €
Total
13 000 €
19 000 €
14 000 €
Total réel, après déduction du crédit d’impôts (CITE)
9 900 €
14 500 €
11 000 €
Consommation annuelle en chauffage
300 €
250 €
240 €
Consommation annuelle en eau chaude sanitaire
140 €
120 €
110 €

 

En juillet 2014, l’AFPG a publié une étude technico-économique sur la géothermie assistée par pompe à chaleur (= géothermie de surface). L’étude complète est disponible ICI et la synthèse ICI.

Pour des installations > 50 kW, les premiers coûts concernent la réalisation des études (5 000 à 10 000 € voire 20 000 € pour la réalisation du premier forage qui sera bien évidement réutilisé par la suite). Il s’agit des études en géosciences (caractérisation du sous-sol, présence d’une nappe d’eau, quantité, débit, …) et thermiques (besoins des locaux, capacité calorifique du sol, …).

Pour une installation chez un particulier où le dimensionnement est très rapide, cette somme-ci est toujours très réduite voire inexistante. Des aides sont disponibles pour cette partie de l’installation. Il faut bien évidement ajouter le coût de forage qui est différent entre nappe et sonde. Pour les sondes, compter 55 à 85 €/m de sonde et pour nappe compter 400 à 1 000 €/ml de forage (ici il ne faut que 2 ou 3 forages et un peut avoir été réalisé durant la phase d’étude). L’achat et l’installation de la PAC et de ses équipements est compris entre 500 et 1 000 € HT/kW. A ce jour, il existe de nombreuses aides pour soutenir les énergies renouvelables (EnR) dont la géothermie. S’il est vrai que le coût d’une installation de géothermie est plus élevé qu’une solution dite classique, il ne faut pas perdre de vue qu’une fois l’installation réalisée, la ressource calorifique est accessible gratuitement puisqu’il s’agit de la chaleur du sol. De plus, la pompe à chaleur ne consomme que très peu d’électricité (la consommation annuelle moyenne pour un particulier est comprise entre 1 et 3€/m2) ! Il faut aussi avoir en tête que du froid peut être produit gratuitement par géocooling, et/ou qu’une pompe à chaleur géothermique peut servir à climatiser avec d’excellents rendements.

Lire la synthèse technico-économique de la géothermie assistée par pompe à chaleur et les comparaisons avec les autres moyens de chauffage

Ci-dessous, quelques comparatifs entre la solution géothermie et la solution gaz :

Le contrôle de la pompe à chaleur doit se faire une fois par an avec des professionnels habilités à manipuler des fluides frigorigènes (cf : partie réglementation). Dans le cas d’installation de faible puissance (utilisant moins de 3 kg de fluide frigorigène), cet entretien n’est pas obligatoire. Comme tout système de chauffage, un contrat de maintenance est conseillé. Les frais de maintenance sont donc liés au contrôle de la pompe à chaleur tous les ans et éventuellement la vérification du non colmatage des puits (dans le cas d’un doublet sur nappe) soit d’environ 2 à 5% du coût total de l’opération. Ici, les coûts de maintenance sont équivalents aux autres solutions de chauffage.

Une sonde a une durée de vie de l’ordre de 100 ans (voire plus étant donné que les premières sondes n’ont toujours pas cet âge), un forage d’eau d’environ 50 ans (durée de vie relativement variable puisque les incidents qui surviennent dépendent du sous-sol) et une pompe à chaleur entre 15 et 20 ans. Autrement dit, les forts coûts d’un projet de géothermie étant liés aux forages, ils ne sont à réaliser qu’une seule fois au cours d’une installation et la pompe à chaleur géothermique a une durée de vie au moins égale à n’importe quelle autre chaudière classique. Un projet de géothermie est donc rentable sur le moyen à long terme.

Une pompe à chaleur fonctionne avec un circuit interne en boucle fermée composé d’un fluide frigorigène (fluide qui se vaporise à température très basse). La réglementation Européenne est très attentive à ces fluides puisqu’elle oblige les fabricants à utiliser des fluides de plus en plus respectueux de l’environnement. Du côté « sous-sol », le fluide qui circule est l’eau de la nappe, ou de l’eau « du robinet » avec éventuellement un antigel de qualité alimentaire pour les installations avec sonde(s) géothermiques(s) verticale(s), captage horizontal, corbeilles géothermiques, fondations thermoactives, … Ce fluide caloporteur circule en circuit fermé, il n’y a aucun risque de pollution.

Le fonctionnement d’une solution de géothermie de surface n’a que très peu d’impact sur l’environnement. Comme vous avez pu le voir à la question précédente, il n’y a aucun problème de pollution lié aux fluides. De plus, les seuls rejets en CO2 sont liés à la consommation des pompes de circulation et de la PAC en électricité. En effet, la consommation d’électricité rejette indirectement du CO2 puisqu’il a fallu produire et transporter cette électricité. Le bilan carbone d’une installation de géothermie est donc très faible.

La ressource géothermique ne s’épuise pas sur le long terme. En effet, c’est le rôle du dimensionnement que de définir les besoins du client et d’adapter la solution géothermique en fonction. Ainsi, si la ressource est exploitée correctement, il n’y a aucun risque d’épuisement ou de baisse de température conséquente de la ressource. Dans le cadre des sondes géothermiques verticales, la température du sol diminue localement très légèrement pour atteindre un palier au bout de 30 ans avec une perte de l’ordre de quelques degrés. De plus, les installations sont dimensionnées dès le début du projet en prenant en compte cette diminution de température à venir. Il n’y a donc aucun problème d’épuisement de la ressource et de perte de productivité.

La première chose à rappeler est que le forage doit être réalisé par un foreur agréé ayant la mention Qualiforage (liste des foreurs sur le site Qualit’ENR). Cela signifie que le foreur a suivi une formation lui permettant de connaitre la législation et les obligations à suivre. De plus, dans le cadre de la pose de sondes géothermiques verticales, la cimentation du puit est vite réalisée empêchant la communication éventuelle entre deux aquifères. Les seuls problèmes ne peuvent ainsi avoir lieu que pendant le forage (période relativement courte). Il est important de préciser qu’il peut exister les mêmes problèmes lors de la réalisation d’un forage d’eau classique réalisé dans un but de captage d’alimentation en eau potable, et qu’on parle donc de techniques éprouvées.

Les avantages de la géothermie sont nombreux. Ils sont à la fois d’un point de vue environnemental, économique et pratique.

Du coté environnemental, la géothermie de surface est une énergie renouvelable et inépuisable puisque la Terre libère continuellement de la chaleur depuis son cœur et est réchauffée constamment par le soleil. Cette énergie est locale, cela signifie qu’elle n’est pas transportée et qu’elle est consommée sur place, sans aucune émission de gaz à effet de serre. Les seuls rejets de CO2 correspondent à la consommation de la PAC en électricité (consommation faible comparée à la quantité de chaleur produite). La performance des installations est très élevée car les technologies sont bien maitrisées et continuellement améliorées. Le rendement annuel moyen d’une installation géothermique est désormais de 400 à 500%.

Du côté économique, l’investissement est relativement élevé puisqu’il faut prendre en compte les coûts de l’installation enterrée. En revanche, le retour sur investissement se fait rapidement puisque la PAC utilise une énergie qui est gratuite et accessible. Il ne faut pas payer pour récupérer les calories contenues dans le sol !! Ainsi, 75 à 80% d’énergie est accessible gratuitement…

Enfin, la géothermie est disponible 24h/24 et surtout sur plus de 90% du territoire national ! Tout le monde peut donc réaliser de la géothermie dans sa ville ou son jardin. D’un point du vue visuel, la géothermie n’a des impacts que lors des étapes de chantier… une fois les travaux réalisés, la géothermie est invisible !

En savoir plus

L’inconvénient majeur correspond aux coûts d’investissement qui sont plus élevés qu’une installation ‘historiquement’ traditionnelle. Il faut voir le projet dans son ensemble et prendre en compte le temps de retour sur investissement comparé à une autre solution répondant aux mêmes besoins thermiques. Ensuite, vu que cette énergie est locale, elle n’est pas transportable sur de grandes distances. On peut bien sûr réaliser des réseaux de chaleur et/ou de froid pour chauffer et rafraichir des quartiers entiers.

Pour savoir si une installation en géothermie de surface est possible chez vous, vous pouvez :

Dans les deux cas, les professionnels vous aideront à monter vos projets !

 

En parallèle, demandez-vous quels usages vous souhaitez satisfaire grâce à la géothermie : certainement le chauffage, mais avez-vous pensé à l’eau chaude et au rafraîchissement ?

Dans le cadre de la GMI (Géothermie de Minime Importance), une simple déclaration des forages auprès du Code Minier suffi. Elle remplace la demande d’autorisation qui était obligatoire dans le passé. Ce cadre réglementaire permet donc une simplification des démarches puisque le foreur doit juste déclarer les forages auprès du code minier via le site Géothermie Perspectives. Pour ce qui est de l’installation de la PAC, aucune démarche n’est à réaliser, sauf bien sûr si vous êtes dans le cas d’une installation industrielle de type SEVESO.

En savoir plus sur la GMI

Une pompe à chaleur utilise des propriétés de thermodynamique pour son fonctionnement. Tout est question de température de fluide, de pression, de passage à l’état de vapeur, … Cela semble compliqué d’entrée de jeu, mais c’est exactement ce qui se passe dans un réfrigérateur ou un congélateur !

Schéma simplifié du fonctionnement d’une pompe à chaleur (Source : ADEME & AFPG, 2017)

Le fonctionnement détaillé est expliqué sur notre site internet rubrique Fonctionnement d’une PAC.

Tout dépend de vos installations actuelles. Il s’agit d’ailleurs du rôle de l’installateur de pompes à chaleur ou du bureau d’étude thermique de vérifier la compatibilité entre la solution géothermique et vos moyens de chauffage. Ainsi, il peut parfois être nécessaire de changer les types de radiateurs si ceux en place ne fonctionnent qu’à des températures élevées. Dans le cadre d’une nouvelle construction, il faut prévoir les bonnes installations directement évitant donc toute modification du système de chauffage postérieure, et idéalement installer des « émetteurs » susceptible de diffuser du froid également.

OUI ! Sauf à entrer dans un cadre réglementaire avec des régimes d’autorisation, il est nécessaire que les foreurs qui réalisent des sondes verticales ou des forages d’eau soient qualifiés. La seule qualification existante est à ce jour Qualiforage. En outre, il est recommandé (mais pas obligatoire) de faire appel à un installateur de pompe à chaleur géothermique qualifié, à l’image de la qualification QualiPAC. La liste des professionnels portant ces qualifications est disponible sur le site Qualit’ENR. Les foreurs qui adhèrent à l’AFPG possèdent naturellement ces qualifications (voir la liste des foreurs adhérant à l’AFPG).

Une pompe à chaleur produit par principe à la fois du chaud et du froid. Il suffit de valoriser cette chaleur et cette fraîcheur là où elles sont utiles, et de dissiper le reliquat dans le sous-sol. S’il y a des besoins simultanés de froid et de chaud, on parle d’un montage en thermofrigopompe, mais la pompe à chaleur géothermique installée est la même. A vous donc de faire votre choix en fonction de vos besoins !

Il faut bien noter la différence entre climatisation et rafraichissement. La climatisation correspond à la création de froid de façon active par le biais du fonctionnement d’une pompe à chaleur ; le rafraichissement correspond à l’utilisation du fluide à la température à laquelle il se trouve naturellement dans le sol, il s’agit de froid passif. L’avantage du froid passif est que la pompe à chaleur n’a pas besoin de fonctionner, et que vous vous affranchissez ainsi des consommations électriques hors auxiliaires. En effet, il suffit d’installer un bypass, système qui permet le contournement de la PAC. Ici, le fluide circule dans le bâtiment à la température à laquelle il se trouve dans le sol. Le bâtiment est donc refroidi de façon gratuite (à l’exception du fonctionnement des circulateurs). Le nom de cette technologie est Geocooling.

En savoir plus sur le Geocooling

Changer de système de chauffage pour passer à une solution de pompe à chaleur géothermique est positif sur plusieurs aspects :

 

  • Choisir une pompe à chaleur géothermique, c’est un choix économique ! Une pompe à chaleur exploite une ressource gratuite, la chaleur de la Terre. C’est ainsi que 75 à plus de 80% d’énergie sont utilisés sans aucune dépense. Les autres dépenses correspondent au fonctionnement des circulateurs et de la pompe à chaleur géothermique.

 

  • Choisir une pompe à chaleur géothermique, c’est un geste écologique ! Une pompe à chaleur géothermique est un dispositif responsable de l’environnement puisque les rendements de performance sont très élevés (typiquement 400 à 700%). La moyenne actuelle est de 400 à 450% en France et tend à augmenter avec les nombreux progrès techniques. La classe énergétique est A+++.

 

  • Choisir une pompe à chaleur géothermique, c’est réaliser un investissement ! Il s’agit d’un investissement à long terme puisqu’une pompe à chaleur a une durée de vie de l’ordre de 17 ans et que les installations dans le sous-sol d’au moins 50 à 100 ans !

Que vous soyez un particulier ou une collectivité, de nombreuses aides existent pour financer un projet en géothermie. En revanche, elles différent selon votre statut :

 

  • Un particulier peut prétendre au Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (jusqu’à 16 000 € pour un couple), à l’éco-prêt à taux zéro (jusqu’à 30 000 €), à l’aide de l’ANAH « Habiter mieux » (10 000 à 25 000 € pour les gros travaux de rénovation) et à une TVA à taux réduit 5,5% (à la place de 10% classiquement).
  • Chacune de ces aides est expliquée dans l’onglet Particuliers rubrique Je gère mon projet et Je le finance.

 

  • Pour des projets de plus grande envergure (habitat collectif, collectivités, entreprises), l’ADEME donne accès au fond chaleur par le biais d’appels à projets plusieurs fois par an et dans chaque région. Depuis 2009, plus de 4000 projets ont ainsi été soutenus. Les projets éligibles en géothermie sont listés sur le site internet suivant : https://les-aides.fr/fiche/bpBlAX5G2e3B/ademe/fonds-chaleur.html.
  • Certains projets sont tellement rentables économiquement à court terme qu’ils ne peuvent prétendre au fond chaleur.

La géothermie de surface (assistée par pompe à chaleur) est une technologie mature et peut maintenant être comparées aux moyens de chauffage conventionnel. En France, les PAC géothermiques sont installées de façon massive depuis les années 1975. Ainsi, les systèmes sur nappes d’eau superficielles, sur sondes, sur capteurs horizontaux ou tout autre type de géothermie ont 50 ans d’expériences et de recul pour aujourd’hui fournir des systèmes fonctionnels, compétitifs et respectueux de l’environnement.

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